Gérard Blandin

Notre club a eu la chance de croiser la route de ce visionnaire, alors Président (sauveteur) de la Fédération française de vol libre.

En 1987 Gérard Blandin, qui visait le secrétariat général, est porté à la présidence. Il y restera jusqu’en 2003 (année de son décès). La fédération lors de son arrivée n’était pas en bon état financièrement et moralement. Arrivé en cours de mandat, Gérard Blandin se porte financièrement garant de la FFVL sur ses propres deniers. Il expédie les affaires courantes pendant un an. À l’assemblée générale suivante, il voit ses responsabilités reconduites pour quatre ans.

Les tâches ne manquent pas : assainir la situation financière de la fédération ; monter une équipe de cadres ; avoir un secrétariat et des locaux dignes de ce nom ; obtenir la délégation d’habilitation pour le parapente (la fédération française de parachutisme – la FFP – et celle de montagne en réclament aussi la gestion) ; maintenir des liens d’amitié avec les ministères… En bref, asseoir les bases de notre sport dans une période de progression exceptionnelle.

Et puis il y a eu le cerf-volant, dont l’intégration en 1996 faisait des vagues comme le parapente quelques années auparavant. Et puis il y a eu le kite et son potentiel de développement impressionnant. Fin 2002, la FFVL décroche, comme pour le cerf-volant, la délégation. Gérard, malgré le scepticisme ambiant, aura défendu becs et ongles l’intégration du cerf-volant en apportant son soutien à toutes les activités cerfs-volistes : sportives, créatives, éducatives. Il s’imposera en visionnaire lors des longs entretiens que nous avons partagés sur ce sujet. On n’arrête pas la marche de l’histoire…

Au moment où notre club s’engageait dans un projet d’école de cerf-volant, Gérard Blandin fut notre partenaire institutionnel et notre conseiller. Son aide aura permis à notre club de conduire pendant 7 années des dizaines de projets scolaire et éducatifs auprès de plus de 15000 enfants et de salarier 4 animateurs et moniteurs cerfs-volants.

Rien n’est aussi vivant qu’une anecdote pour baliser, à travers le temps qui passe, le souvenir d’un disparu:

« Alors que nous avions presque toutes les autorisations civiles pour tenter une ascension de cerfs-volants à 13000m, la base militaire d’Istres refusait de donner son accord de NOTAM pour le jour de la tentative, qui tombait un vendredi (jour réservé au manœuvres de combats aériens). Gérard Blandin, qui venait de rencontrer le Président Chirac pour la remise de sa légion d’honneur, n’a eu qu’un petit coup de fil à passer pour nous obtenir les autorisations à moins deux heures du début de l’ascension au Cap d’Agde »

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